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[Le Figaro] Régionales : plus de 500 maires franciliens appellent à soutenir Valérie Pécresse

En lançant un « appel des territoires », les élus veulent saluer le bilan de la présidente sortante qui devrait annoncer sa candidature très prochainement.

Pour encourager la réélection de Valérie Pécresse à la tête de l'Île-de-France, 511 maires franciliens lancent un « appel des territoires ». La longue liste d'élus, dont Le Figaro a pu prendre connaissance, s'inscrit dans le prolongement du collectif « Île-de-France Rassemblée», commencé en septembre pour préparer le scrutin régional des 20 et 27 juin. Cette première étape avait été amorcée par une jeune génération incarnée par des maires de droite comme Florence Portelli (Taverny), Laurent Jeanne (Champigny), Vincent Jeanbrun (L'Haÿe-les-Roses) ou Jean-Didier Berger (Clamart), probable directeur de la campagne de Pécresse.

«Une liste d'intérêt régional»

La présidente de «Libres !» ne s'est pas encore déclarée candidate à un deuxième mandat mais l'annonce officielle n'est plus qu'une question de semaines, sachant que le 17 mai correspond à la date limite du dépôt des candidatures. « Valérie est une capitaine dans la tempête. Elle veut remplir sa mission jusqu'au bout et s'il faut passer par une réélection pour finir le travail, elle pourrait diriger une liste d'intérêt régional », relève le conseiller régional Geoffroy Didier, membre fondateur de Libres ! et membre du bureau politique LR.

En attendant, les municipalités convaincues par le bilan de la présidence sortante font monter le désir. Les soutiens sont issus des Républicains en grande majorité mais chez Valérie Pécresse, on se réjouit de pouvoir compter sur un arc plus large, de la droite traditionnelle aux Marcheurs, où se retrouvent aussi des affranchis des logiques partisanes puisque certains élus veulent rester dans le prolongement d'un quinquennat qu'ils ont assumé intégralement au sein de la majorité régionale.

« Les logiques nationales sont parfois incohérentes avec les logiques locales »

« Je soutiens Valérie Pécresse par cohérence et par conviction. J'ai des amis engagés derrière la tête de liste LREM (Laurent Saint-Martin) mais ils le font parce que leur parti le demande alors qu'ils n'ont rien à reprocher au bilan », soutient Frédéric Valletoux. Le maire Agir de Fontainebleau est convaincu que la logique de la « maison commune », vantée par le président du Modem François Bayrou, se réveille à cause de la proximité d'une présidentielle. La pression des appareils n'empêche pas les quatre conseillers régionaux Agir de se ranger derrière Pécresse. La présidente du groupe Modem à la région, Béatrice Lecouturier, est suivie elle aussi par une bonne partie de ses collègues. « Les logiques nationales sont parfois incohérentes avec les logiques locales », juge Valletoux.

À Poissy, le maire, proche d'Emmanuel Macron, rejoint l'appel par pragmatisme. « Moi, je juge Valérie Pécresse à l'aune de son bilan, remarquable d'efficacité, comme on le voit dans la crise sanitaire », estime Karl Olive. Le maire préside « Génération Terrain », mouvement créé en 2017 avec Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye et 250 élus, dont beaucoup souhaitent la réélection de Valérie Pécresse.

Un « effet boule de neige »

À la Haye-les-Roses, Vincent Jeanbrun reconnaît un « effet boule de neige » animé par la volonté de dire aux administrés à quel point la région est « devenue » un soutien économique essentiel. Il ne veut pas voir cette » mobilisation comme le signe d'une victoire facile mais ce qu'il redoute avant tout, c'est la « mauvaise foi » de certains macronistes qui ont soutenu la majorité régionale durant la mandature pour la quitter dans la dernière ligne droite. Jeudi, Vincent Jeanbrun a découvert un email du président d'Agir Franck Riester affirmant que la présidente sortante avait refusé de « travailler » avec eux. « Les Franciliens sanctionneront l'incohérence », veut croire le jeune élu, pour qui une telle « posture » ne peut que provoquer un « sentiment de gâchis » chez les Macron compatibles.

Un proche de Valérie Pécresse est formel : « Si Valérie s'est libérée des contingences partisanes, ce n'est pas pour faire des accords d'appareils. Contrairement à Xavier Bertrand, elle n'est pas obsédée par Macron même si elle pense que les réformes structurelles n'ont pas été faites et qu'il existe des failles béantes sur la laïcité, la sécurité et la lutte contre le communautarisme ».

L'Île-de-France abrite 1288 communes mais les 511 maires signataires représentent plus de 51% de la population régionale, plus de 50% de villes de plus de 30 000 habitants et 55% de villes de plus de 10 000 habitants. 85% des maires LR ou apparentés ont déjà signé l'appel, à l'image de Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris et maire de Rueil-Malmaison. Au-delà des maires, sur les huit présidents des départements franciliens, les cinq issues de la droite et du centre seront avec Pécresse. Idem à Paris où l'intégralité des maires d'arrondissement de droite sera au rendez-vous, dont la maire LR du 7è arrondissement, Rachida Dati.

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