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"Fonds européens : quand on veut, on peut"

 

Notre engagement, avec Valérie Pécresse, était simple : aller chercher des ressources financières supplémentaires partout sauf dans la poche des contribuables. À la différence de la précédente majorité régionale, nous avons su, dès notre arrivée aux responsabilités, faire appel à l’opportunité considérable que sont les fonds européens. Le débat n’est pas celui de la construction européenne, à laquelle nous sommes favorables par ailleurs, mais d’être pragmatiques et d’utiliser au maximum ce levier financier important. Comment aurions-nous pu volontairement nous passer d’une enveloppe de 463,7 millions d’euros sur la période 2014-2020 alors qu’il y avait tant à faire pour les Franciliens ?

Loin de ce constat de bon sens, les fonds européens n’ont été que très faiblement mobilisés jusqu’en 2015. Cette année-là, ce sont même presque 50 millions d’euros d’aides dédiées à l’emploi qui ont ainsi été annulées par la Commission européenne, faute de dossiers valablement instruits par la Région ! À l’inverse, nous en sommes aujourd’hui à plus de 460 millions d’euros engagés, avec un taux de programmation qui dépasse désormais les 95%. Pour cela, il a fallu revoir profondément la gestion des fonds européens par la Région, en réorganisant et en renforçant les équipes en charge de ce sujet. La Commission européenne salue d’ailleurs largement notre action puisque la gestion de la Région est passée de la catégorie 4 (« mauvais fonctionnement ») sous nos prédécesseurs à la catégorie 2 (« fonctionnement robuste »).

Il ne s’agit pas d’une simple bataille de chiffres : ces financements nous permettent d’investir encore plus fortement pour améliorer le quotidien des Franciliens, particulièrement dans cette crise sanitaire. Cette mobilisation totale de la Région, comme le souhaitait Valérie Pécresse, permet par exemple de financer à hauteur de 42% les 500 lits de réanimation éphémères que nous avons déployés dans les hôpitaux en Ile-de-France. C’est aussi grâce à ces fonds européens que nous avons pu aider fortement les entreprises d’Ile-de-France durement touchées. Nous avons ainsi engagé 50 millions d’euros venus de Bruxelles dans nos “Prêts Rebonds”, permettant de soulager la trésorerie de plus de 3 000 entreprises. En matière éducative aussi : près de 19 millions d’euros de fonds européens ont contribué à l’équipement de tous les lycéens d’Ile-de-France en matériel numérique.

C’est aussi grâce à ces fonds européens que nous avons pu investir toujours plus, toujours mieux, tout en baissant la pression fiscale. Nous avons par exemple supprimé la taxe d’aménagement qui s’applique aux nouveaux commerces et aux maisons de santé tout en maîtrisant la dette de la Région, restée quasiment stable, alors que dans le même temps celles de l’État et de la Ville de Paris ont explosé.

Cette mobilisation accrue se fait également au bénéfice des nombreux porteurs de projets.  La Région les accompagne désormais dans la construction de leurs dossiers, souvent complexes à réaliser. Là aussi, les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que seulement 214 dossiers avaient été instruits en 2015, nous en sommes désormais à 1 414, soit 6 fois plus. Les résultats sont éloquents : depuis 2014, 2 907 logements ont pu bénéficier de la rénovation thermique, 994 entreprises innovantes ont été accompagnées ou encore 27 450 personnes ont été soutenues dans la reprise d’entreprises.  Transition énergétique et numérique, accompagnement des jeunes et des populations les plus éloignées de l’emploi, développement de nos TPE et PME : les possibilités de recours aux fonds européens sont nombreuses et nous continuerons de les encourager.

L’investissement de nos équipes ne saurait cependant s’effectuer sans une étroite collaboration avec les institutions européennes. L’association Ile-de-France Europe, qui représente les intérêts de notre Région à Bruxelles, mène un travail essentiel d’influence et défend nos priorités auprès de l’exécutif européen, tout comme elle réalise un travail de veille sur l’ensemble des dispositifs européens existants. Nous ne pouvons que regretter que Paris, qui pourtant bénéficie de manière importante des fonds européens gérés par la Région, soit l’un des rares départements à ne pas participer du tout au financement de cette structure. Il y a des moments où il faut savoir mettre les réflexes partisans de côté, au bénéfice des habitants.

La crise économique actuelle mais aussi les engagements écologiques pris lors de la COP régionale renforcent encore davantage la nécessité des fonds européens. Ils nous permettront de continuer à construire une Région plus forte, plus innovante et plus verte. Le travail conséquent qui a été réalisé et qui rompt avec le gâchis incroyable de la précédente majorité régionale devra se poursuivre. Nous y veillerons.

 

Othman Nasrou

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